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Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Figaro

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Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Figaro

Message non lude critor » 13 Juin 2014, 13:53

Le 27 mai 2014, le site Figaro.fr a publié un article sur le BAC et la calculatrice, intitule
"Bac: qu’est-il autorisé de faire avec sa calculatrice?"
.

L'introduction nous annonce déjà la couleur polémique de l'article:
Lors des épreuves scientifiques du baccalauréat, l’usage des calculatrices, toujours plus sophistiquées, offre de nombreuses possibilités aux lycéens. Attention cependant à rester du bon côté de la loi.

Nombres de lycéens feraient donc une utilisation illégale de la calculatrice ? Voyons voir ce qui se dit dans l'article sur les lois en question.


«elles permettent de faire face à pas mal d’oublis, voire de faire l’impasse sur quelques révisions de formules. Il suffit d’intégrer ces formules quelques jours avant les épreuves, puis d’apprendre à les réutiliser sans forcément les connaître» poursuit-il. Une pratique devenue presque courante chez les lycéens qui n’hésitent pas à «bidouiller», parfois pendant de longues heures, leurs calculatrices.

Depuis 2000, la circulaire 99-186 fixe néanmoins un certain nombre de règles à leur utilisation lors des examens prévus par l’Education nationale. Et, le moins que l’on puisse dire, est que la frontière entre situation de fraude et situation autorisée est fine, voire poreuse.

Déjà l'utilisation de la calculatrice aux examens est possible depuis la session 1980 et a toujours été réglèmentée, la première circulaire à ce sujet datant de 1979.
On croirait à la lecture du dernier paragraphe commençant par une opposition au précédent, que la circulaire de 1999 a durci les règles d'utilisation de la calculatrice jusqu'alors inexistantes ou plus tolérantes.

Non, la circulaire de 1999 ne dit d'ailleurs que très peu de choses au sujet des calculatrices:
Education Nationale a écrit:Le matériel autorisé comprend toutes les calculatrices de poche y compris les calculatrices programmables, alphanumériques ou à écran graphique à condition que leur fonctionnement soit autonome et qu'il ne soit pas fait usage d'imprimante.
[...]
- Le candidat n'utilise qu'une seule machine sur la table. Toutefois, si celle-ci vient à connaître une défaillance, il peut la remplacer par une autre.
- Afin de prévenir les risques de fraude, sont interdits les échanges de machines entre les candidats, la consultation des notices fournies par les constructeurs ainsi que les échanges d'informations par l'intermédiaire des fonctions de transmission des calculatrices.


C'est tout, et nous apprécions que l'article se doit donné la peine de lier dès le départ le texte applicable.
Mais...

Dans tous les cas, qu’il s’agisse de l’épreuve de SVT, de mathématiques ou encore de SES, apportez votre calculcatrice. Elles sont de plus en plus régulièrement autorisées ; et dans le cas contraire, l’interdiction vous sera clairement signifiée à l’oral, et indiquée sur la copie de votre sujet. Notez cependant, qu’afin d’éviter de favoriser les détenteurs de calculatrices ultra-perfectionnées, il est demandé aux professeurs en charge de l’élaboration des sujets de veiller à limiter au maximum l’usage de la calculatrice, ou de la réduire à l’utilisation de ses fonctions les plus simples.

Drôle d'interprétation devant les épreuves citées...
La calculatrice est toujours autorisée en mathématiques depuis aussi loin que remontent mes archives
(années 1990)
, l'est apparemment systématiquement depuis cinq ans en Physique Chimie, et ne l'est jamais en SVT.
Je ne vois aucune raison de dire qu'elle soit
"de plus en plus régulièrement autorisée"
dans le contexte de ces matières.

D'autre part, concernant les mathématiques bien au contraire, certaines questions-type rajoutées récemment sur les lois normales, régressions affines
(séries ES)
ou algorithmes, nécessitent obligatoirement une calculatrice.
Il est donc complètement faux d'écrire que les concepteurs de sujets ont pour consignes de limiter au maximum l'usage de la calculatrice, la tendance étant contraire aujourd'hui.

C'est une mauvaise interprétation par le journaliste de la circulaire de 1999:
Education Nationale a écrit:Les auteurs de sujets prendront toutes les dispositions nécessaires pour ne pas favoriser les possesseurs de matériels trop perfectionnés, en fournissant, par exemple, aux candidats des documents avec les sujets.

Faire en sorte que les possesseurs de calculatrices haut de gamme ne soient pas favorisés par le sujet et limiter l'utilisation de la calculatrice sont deux choses complètement différentes.

Mais continuons notre lecture:
Deux précisions utiles: le terme «calculatrice» répond à des critères précis, qui excluent tous les appareils se rapprochant d’un smartphone, d’une tablette ou encore d’un ordinateur portable ; tandis que le fonctionnement «autonome» désigne l’interdiction formelle de toutes formes de connexion (USB, WIFI, Bluetooth, etc.) de l’appareil.

Là encore, le journaliste se permet d'interpréter la circulaire à sa sauce, et est quasiment en train de nous expliquer que les TI-Nspire CX CAS, Casio Prizm, Casio fx-CP400 ou HP Prime
(appareils se "rapprochant" effectivement d'un smartphone de part leur design, leur écran couleur et pour certains leurs batterie et fonctionnalités tactiles)
seraient interdits.


Mais bon jusque-là, vous me direz que ces imprécisions et libertés d'interprétation prises par le journaliste sont des détails avec lesquels je vous embête.
Certes... C'était juste pour vous amener doucement vers l'énormité que le journaliste s'est permis d'écrire:
Les données entrées en mémoire d’une calculatrice doivent être des fonctions, des aides, et non des réponses directes aux questions du sujet. Plan de cours, définitions précises ou exercices types sont donc formellement interdits

Alors là, nous ne sommes plus dans l'interprétation de la circulaire, mais dans l'invention la plus totale.
C'est de la désinformation des plus honteuses.
Aucun texte réglementant l'utilisation des calculatrices ne parle du contenu des calculatrices. Aucun donc n'autorise ou interdit les 'fonctions', 'aide', 'réponse', 'plan', "définition précise" ou 'exercice'.
(sans compter que les termes avancés par le journaliste auraient besoin d'une bonne définition dans un tel texte si il existait... je ne vous dis pas le paragraphe qu'il faudrait pour définir une "définition précise" par exemple...)


et les condamnations, en cas de manquement à cette règle, sont lourdes: de l’annulation de votre baccalauréat jusqu’à l’interdiction de repasser un examen durant de longues années.

Il est facile de continuer d'inventer et affirmer tout et n'importe quoi quand on ne cite pas de source.
Les peines encourues citées sanctionnent en effet les fraudes de façon générale, et sont prononcées ces dernières années entre autres pour l'utilisation du Smartphone.

Il n'y a jamais eu, dans l'Education Nationale, de condamnation pour la présence de données sur la calculatrice à une épreuve où elle était autorisée.

Citons d'ailleurs les consignes de surveillance reprenant et précisant légèrement la circulaire de 1999:
Education Nationale a écrit:
Calculatrices
(dans le cas où la calculatrice est autorisée par le sujet)
:
Conformément à la circulaire du 16 novembre 1999, le matériel autorisé comprend toutes les calculatrices de poche, y compris les calculatrices programmable, alphanumériques, ou à écran graphique à condition que leur fonctionnement soit autonome et qu'il ne soit pas fait usage d'une imprimante, ni de modules ou de disquettes enfichables.
[...]
Les données contenues en mémoire ne doivent pas être effacées en début d'épreuve.


Ce qui est exact, c'est qu'il y a eu une confirmation de condamnation d'un candidat au BAC Technologique agricole pour fraude avec la calculatrice par le Tribunal Administratif de Rennes en 1999:
T.A. de Rennes, 16 septembre 1999
Lors de l’épreuve de sciences et techniques du baccalauréat technologique, où l’usage de la calculatrice est autorisé, le requérant a été surpris consultant à l’écran de sa calculatrice des données de biologie qu’il avait enregistrées préalablement à l’épreuve.
Le directeur régional de l’agriculture et de la forêt, puis le ministre de l’agriculture sur recours hiérarchique, considérant que le candidat avait commis une fraude, ont prononcé l’annulation des épreuves de l’examen pour le requérant en se fondant sur l’article R.811-174 du code rural.
L’intéressé a contesté auprès du tribunal, sur la forme et sur le fond, les décisions du directeur régional de l’agriculture et de la forêt et du ministre. Sur la forme, le requérant affirmait n’avoir pas reçu le rapport du président de jury avant que le directeur régional ne prononce sa décision, comme le prévoient les textes. Sur le fond, il soutenait qu’il n’avait pas eu l’intention de frauder et que l’utilisation de calculatrices était autorisée par note de service sans précisions sur l’usage pouvant en être fait.
Le tribunal a rejeté la requête sur la forme et sur le fond.
Sur la procédure : lorsque, comme en l’espèce, l’annulation d’un examen est prononcée pour fraude en application de l’article R.811-174 du code rural, la décision d’annulation est prise soit par le DRAF, soit par le ministre de l’agriculture selon que l’examen a été organisé par l’une ou l’autre de ces autorités.
L’article R.811-176 prévoit que, dans tous les cas, il peut être fait appel dans un délai de huit jours de la décision prise. Dès lors que l’intéressé entend utiliser cette procédure de recours administratif préalable. Pour contester la décision du DRAF, il doit se conformer à la procédure définie à l’article R.811-176 précité qui revêt alors un caractère obligatoire.
A l’issue de ce recours, la décision du ministre se substitue à celle du directeur régional. Les conclusions en annulation dirigées contre la décision initiale du DRAF sont donc irrecevables.
Dès lors, les moyens invoqués à l’encontre de cette décision sont inopérants à l’égard de la décision du ministre qui s’est substituée à celle du directeur et qui a été régulièrement prise.
Sur le fond : l’intéressé ne peut invoquer pour sa défense ni sa bonne foi, ni l’imprécision de la note de service autorisant l’utilisation de calculatrices dans les épreuves écrites des examens de l’enseignement technique agricole, ni de conseils erronés qui lui auraient été donnés par ses enseignants sur l’usage des calculatrices.
Dès lors que le candidat a introduit, grâce à sa calculatrice, pendant le déroulement de l’examen, des données textuelles précises susceptibles d’être utilisées directement pour répondre au sujet de l’épreuve .et suppléer ainsi à ses défaillances, il doit être regardé comme ayant commis une fraude au sens de l’article R.811-174 du code rural, entraînant pour son auteur l’annulation de l’examen.
L’autorisation d’utiliser des calculatrices n’a évidemment pas pour objet de permettre l’introduction pendant les épreuves de données précises en rapport avec le sujet de l’épreuve de nature à faire échec au but de tout examen qui est de contrôler l’acquisition des connaissances par les candidats.
Le tribunal a donc rejeté l’ensemble des moyens de forme et de fond soulevés par le requérant.
DGER/POFEGTP Bureau des examens, concours et diplômes - IP in La lettre juridique


Notez que ce jugement ne se fonde absolument pas sur la circulaire de 1999 qui comme dit plus haut ne dit pas grand chose sur les calculatrices, mais sur le
code rural
, textes qui s'appliquent spécifiquement aux examens organisés par le Ministère de l'Agriculture
(examens professionnels et techniques, dont le BAC Technologique STAV et le BAC Professionnel agricole)
.
Il fait jurisprudence pour ces seuls examens, dont les sujets autorisant la calculatrice comportent depuis quelques lignes de précisions sur son usage:
Ministère de l'Agriculture a écrit:Rappel : Au cours de l’épreuve, la calculatrice est autorisée pour réaliser des opérations de calcul, ou bien élaborer
une programmation, à partir des données fournies par le sujet.
Tout autre usage est interdit.


Ce jugement ne fait absolument pas jurisprudence pour les examens organisés par l'Education Nationale, pour lesquels le code rural ne s'applique pas, dont les sujets n'ont jamais rajouté cette précision.
Précisons d'ailleurs que le BAC S filière écologie, agronomie et territoires, est organisé par l'Education Nationale est rentre donc dans cette dernière catégorie.



Bref, le journaliste a pris de trop grandes libertés d'interprétation, tirant même sur le délire sur la fin de l'article en se permettant d'inventer des règles fictives qui défavoriseront les candidats les moins avisés lecteurs du Figaro.
De la désinformation absolument indigne d'un professionnel de l'information et d'un grand quotidien d'information comme le Figaro.
Espérons, que cet article sera très rapidement corrigé ou supprimé.




Edit: Précisons que suite à cet article, le journaliste a su réagir rapidement et corriger le sien.




Source
:

http://etudiant.lefigaro.fr/orientation ... rice-5542/
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude mdr1 » 13 Juin 2014, 14:08

Concernant la désinformation, on a déjà vu pire et sur des sujet bien plus importants. :p
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Laurae » 13 Juin 2014, 14:20

Note : Pas dans le même style que ce que j'écris d'habitude ou quand j'enseigne.


Je reprends ce que j'ai pu dire ici : viewtopic.php?f=32&t=8351&start=90#p165682

Les journaux sont fait pour faire des lecteurs et donc un max de chiffre derrière. Ils vont pas contacter des "avocats spécialisés", y en a pas. Le nombre de recours devant le Tribunal Administratif pour le Bac après décision du jury, tu peux facilement les compter un par un.

En tout cas ça m'étonne pas que des erreurs pareilles apparaissent. On pourrait même finir par croire que cet article a été payé pour justement faire ce genre d'erreurs volontairement. Dire des choses pareilles juste avant l'examen, c'est désinformer les lycéens. Ils sont débiles, les BTS, DCG, etc ont presque tous passés leurs examens d'Etat, et on ne leur a rien dit : normal, puisque faut faire du chiffre. Au DCG, théoriquement tous les surveillants sont au courant qu'ils ne peuvent pas toucher aux calculatrices des candidats. Personne n'est pris, alors qu'on est des dizaines de milliers de candidats (et c'est la raison pour laquelle la calculatrice disparait quasiment totalement au DCG). Et c'est bien un examen d'Etat. Idem pour le DSCG (examen d'Etat) où la procédure est identique (calculatrice autorisée presque dans toutes les épreuves, les surveillants sont en mode "osef" de ce que tu fais de la calculatrice, vu qu'elle est autorisée - y en a qui regardent leurs cours devant les surveillants, ça change rien, pas de sanctions, ils savent qu'ils ne peuvent rien faire contre). Ils abusent quand même, Le Figaro là.

De toute façon, l'EN a tout intérêt à devoir garder les calculatrices aux examens, car :
- algos difficiles sans calculatrice ("hey je fais à la main 10000 calculs ?")
- on nous pousse à utiliser les nouvelles technologies (voir mon expression type ici dessus, en 4 lignes : viewtopic.php?f=32&t=8318&p=165679#p165679 )
- et bien d'autres raisons


Dans un gros bloc (celui qui veut lire lira)

En gros, c'est de la pure désinformation totale (c'est comme la désecncyclpédie). En interprétant n'importe comment, sans rechercher les champs d'application des textes, etc., se tromper sachant qu'un vecteur énorme de lecteurs est ciblé est purement intolérable (surtout si ça provient du Figaro) :
- mal informer les futurs bacheliers sur leurs droits
- interdire ce qui n'est pas interdit à l'examen
- inventer des lois sans en citer une seule source (pas de citation, pas de loi mentionnée - que "ce que j'interprète c'est vrai, c'est Le Figaro, vous lisez, donc vous y croyez et vous avez pas le choix. Point barre.")
- un commentaire du 13 Juin 2014 06:18 ; "J'ai contacté l'auteur pour qu'il modifie son message ^^ Il va contacter des avocats spécialisés apparemment ..", une réponse rapide que je lui donnerais c'est "c''est MAINTENANT que tu dois CORRIGER, pas APRES", tu sais pas te documenter et te renseigner efficacement sur internet, c'est tout
- méconnaissance totale des épreuves : voir une ligne plus haut, ça veut tout simplement dire "ne pas savoir se renseigner et se documenter correctement"
- méconnaissance totale de l'un des objectifs de l'Education Nationale : introduire l'utilisation de la technologie dans l'enseignement (on appelle ça les TIC, même les calculatrices sont le domaine des TIC) : faudrait connaître que l'UNESCO a publié l'ICT Framework pour l'enseignement et la formation afin de promouvoir dans un cadre spécial l'enseignement avec la technologie, avant de publier une telle absurdité sur l'interdiction des calculatrice, quand même ? Et puis y a des algos en Mathématiques :p ("je sais faire 1000000 opérations récursives, pas besoin de calculette !")
- quand on voit qu'il s'arrête à 2000 et qu'il affirme sans regarder dans le passé, on voit encore une preuve de "ne pas savoir se renseigner et se documenter correctement" -> faudrait faire relire ce que t'écris avant pas une personne compétente dans le domaine, non ? J'ai été une fois stagiaire dans le journalisme y a quelques mois, donc je sais de quoi je parle. Les domaines que tu ne connais pas bien, tu passes au minimum 3x plus de temps dessus pour ne écrire de telles sottises.
- en ce qui concerne les condamnations, fais nous une liste pour les calculatrices, sachant que ça peut se compter un par un... et ce à tous les niveaux (jusqu'au Tribunal Administratif)
- hey, l'USB est interdit ! Toutes les calculatrices utilisant un câble vers USB sont interdites !!! (donc on retourne "au moyen-âge avec les cables série") - preuve encore du "ne pas savoir se renseigner et se documenter correctement"


bref, Le Figaro qui publie une absurdité pareille, c'est énorme. Cela ressemble au style "kthxbye tu gobes tout ce que je dis parce que c'est Le Figaro". En tant que journaliste (ou rédacteur, c'est pas la le soucis) à portée très élevée, c'est inadmissible de laisser un tel article passer. Si des milliers d'étudiants de plaignent post-bac (je ne parle pas d'ici, mais sur les réseaux sociaux, IRL, etc), ça va être marrant pour Le Figaro. En écrivant, faut pas oublier que tu engages la réputation du Figaro quand même.

En cache dans le cas s'ils modifient leur article (notons que depuis quelques semaines, la mise en cache/copie n'est plus protégée par un brevet qui n'a jamais été appliqué), ou ceux qui ne veulent PAS cliquer sur le lien vers l'horrible article du Figaro :

Lors des épreuves scientifiques du baccalauréat, l’usage des calculatrices, toujours plus sophistiquées, offre de nombreuses possibilités aux lycéens. Attention cependant à rester du bon côté de la loi.


L’utilisation des calculatrices au baccalauréat a toujours eu tendance à rassurer les lycéens. D’abord, car «elles ne se trompent pas, contrairement à nous qui sommes parfois fatigués, ou étourdis» explique Vincent, 20 ans, diplômé d’un bac scientifique en 2012. Puis surtout, depuis l’arrivée des machines graphiques et programmables, car «elles permettent de faire face à pas mal d’oublis, voire de faire l’impasse sur quelques révisions de formules. Il suffit d’intégrer ces formules quelques jours avant les épreuves, puis d’apprendre à les réutiliser sans forcément les connaître» poursuit-il. Une pratique devenue presque courante chez les lycéens qui n’hésitent pas à «bidouiller», parfois pendant de longues heures, leurs calculatrices.

Depuis 2000, la circulaire 99-186 fixe néanmoins un certain nombre de règles à leur utilisation lors des examens prévus par l’Education nationale. Et, le moins que l’on puisse dire, est que la frontière entre situation de fraude et situation autorisée est fine, voire poreuse.

Pour quelles matières peut-on utiliser sa calculatrice?
Dans tous les cas, qu’il s’agisse de l’épreuve de SVT, de mathématiques ou encore de SES, apportez votre calculcatrice. Elles sont de plus en plus régulièrement autorisées ; et dans le cas contraire, l’interdiction vous sera clairement signifiée à l’oral, et indiquée sur la copie de votre sujet. Notez cependant, qu’afin d’éviter de favoriser les détenteurs de calculatrices ultra-perfectionnées, il est demandé aux professeurs en charge de l’élaboration des sujets de veiller à limiter au maximum l’usage de la calculatrice, ou de la réduire à l’utilisation de ses fonctions les plus simples.

Quelles sont les calculatrices autorisées lors de l’épreuve?
Toutes les calculatrices de poche y compris les calculatrices programmables, alphanumériques ou à écran graphique sont autorisées. Les deux seules conditions imposées étant que leur fonctionnement soit autonome, et qu’il ne soit pas fait usage d’une imprimante. Deux précisions utiles: le terme «calculatrice» répond à des critères précis, qui excluent tous les appareils se rapprochant d’un smartphone, d’une tablette ou encore d’un ordinateur portable ; tandis que le fonctionnement «autonome» désigne l’interdiction formelle de toutes formes de connexion (USB, WIFI, Bluetooth, etc.) de l’appareil.

Lors de l’épreuve, le candidat n’a le droit qu’à «une seule machine». En cas de panne, il peut l’échanger, mais il doit avoir prévu une deuxième calculatrice dans son sac, car il est évidemment interdit d’emprunter la machine du voisin. Pour les passionnés de technologie, inutile d’emmener la notice constructeur ; même pour une petite précision, la consulter est également interdit.

Quels contenus peut-on stocker dans sa calculatrice?
La circulaire n’indique pas, avec précision, l’interdiction de données plutôt que d’autres. Néamoins, même si elle n’est pas à retenir puisque elle ne fait jurisprudence que pour les examens professionnels et technologiques agricoles, la condamnation d’un candidat au baccalauréat technologique agricole (STAV) en 1999, inspire à la prudence. Dans ce cas, avait été jugé comme fraude l’introduction «de données textuelles précises susceptibles d’être utilisées directement pour répondre au sujet de l’épreuve» dans la calculatrice.

Des précisions qui confortent Alexandre à l’approche des premières épreuves d’un bac économique et social. Le jeune homme de 18 ans n’a pas pris le temps de «préparer» sa machine, et ne compte pas le faire. «Les heures que je perdrais à comprendre toutes les possibilités de la mémoire de ma calculette, je préfère les passer à réviser directement les formules. On ne nous en demande pas des masses non plus» estime-t-il avant de conclure: «Puis honnêtement, les lycéens capable de faire tout ça sur une calculatrice, ce n’est certainement pas eux qui ont besoin de ça pour avoir de bons résultats en maths».
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Loulou 54 » 13 Juin 2014, 17:22

Il y a des articles comma ça chaque année avant le bac.. :')
Bien joué critor ! ;)
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Neo » 13 Juin 2014, 17:26

Bon, qui vote pour un blâme de M. Lhermenault? Il est honteux qu'un tel article existe..
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Adriweb » 13 Juin 2014, 22:19

Petite discussion téléphonique avec l'auteur - il a déjà rectifié l'histoire de la jurisprudence et updatera de nouveau Lundi, apparemment, notamment par rapport à ce qu'il y a écrit ici (des détails en plus, sources sur les textes de lois etc.) :)
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Johnny Boggota » 07 Oct 2015, 15:46

En fait, au Bac, si 'as une grosse calculatrice et ben tu peux mettre tout ton cours dessus...... la loi ne dit pas que t'as pas le droit de t'en servir au moment de l'examen : http://www.education.gouv.fr/botexte/bo ... 02244C.htm
Delire non ?
AAAAaaaaah qu'on est bien dans ce monde de tricheurs où on condamne fièrement les Balkany et consort alors qu'on interdit pas formellement aux candidats de........ frauder !
Parce qu'il faut arrêter de jouer sur les mots et de s'engouffrer la tête la première dans un vide juridique : utiliser des données enregistrées dans un smartphone, sur une bout de papier et même dans une calculatrice, c'est frauder !
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Adriweb » 07 Oct 2015, 16:20

Je passe outre les bêtises diverses, mais il n'y a plus de vide juridique, puisque cette BO a été rendu obsolète par celle là, qui sera appliquée dès 2018.
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude critor » 07 Oct 2015, 16:49

Cher Johnny,



La prochaine fois il faudrait vous renseigner avant de nous prendre de haut avec des positions aussi tranchées.
Savez-vous qu'au BAC Général jusqu'en 2003 était distribué un formulaire pour accompagner le sujet de Mathématiques?

Savez-vous pour quelles raisons ce formulaire a été supprimé à partir de la session 2004 ?

L'une des raisons évoquées par les représentants de l'Institution pour sa suppression était justement que les élèves n'avaient qu'à mettre leurs formules dans leur calculatrice. Il est donc fort déplacé aujourd'hui de votre part de railler cette pratique.


Et cela ne change rien à l'aspect désinformateur de l'article du Figaro. Aucun texte ne définit la différence entre une "bête formule" et une anti-sèche.
Donc quelque soit le point de vue, il reste mensonger de dire que les formules seraient autorisées et pas le reste - c'est tout ou rien, point.


En espérant des interventions plus constructives de votre part à l'avenir.

Cordialement.
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Re: Bac & calculatrices, corrigeons l'article délirant du Fi

Message non lude Johnny Boggota » 07 Oct 2015, 22:17

Je suis navré, mais je ne prend personne" de haut"...
De plus , avoir tout son cours (1èreS et Tale S) en physique chimie, le jour du bac n'a jamais été autorisé, ni sous forme de "formulaire", ni sous une autre forme. Donc, l'utilisation de ce genre de données en examen est...... une fraude, point à la ligne.
Peut-être qu'en mathématiques, il est expressément mentionné sur la convention dans candidat qu'il auront le droit d'utiliser des données préalablement enregistrées dans leur machines (il me semble que l'autorisation de l'utilisation d'un tel formulaire était indiqué sur le sujet ou la convocation, je ne sais plus), mais en physique chimie, ça n'est pas le cas
Il est interdit à un candidat d'utiliser des documents ou brouillons, non distribués par les surveillants est-on d'accord la dessus ? Si oui peut-on dire que les données dans une machine sont considérées comme des documents (comme votre fameux "formulaire") dans ce cas, c'est toujours et encore.... de la fraude
Enfin, vous parlez de l'"institution" ("L'une des raisons évoquées par les représentants de
l'Institution
.. ") et de ses réprésentants .... de quoi et de qui parlez-vous? Ministère, rectorat, académie, ministre, inspecteur ..... c'est un peu flou tout ça
Et puis pourquoi je m'énerve.... bientôt 2018 avec des calculatrices non programmables........
Pour ma part, j'ai fait acheter à mes élèves ou petite CASIO de base (fx82 collège) seule calculatrice dont il ont droit de se servir pendant mes interro/DS, sauf les rares fois ou ils ont des calculs satistiques à effectuer, c'est largement suffisant
A bon entendeur.....
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Johnny Boggota
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